Edito

jeudi 16 octobre 2008
par  webmestre FSU
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Editorial paru dans le bulletin n°226 du snpes-pjj/fsu

La crise financière, qui est une crise du capitalisme, touche le monde entier et aucune frontière physique ou virtuelle ne viendrait protéger la France comme certains ont déjà tenté de nous le faire croire avec le nuage de Tchernobyl.
Les organismes financiers, les banques vacillent en Europe et si certains pays sont plus touchés que d’autres, nous en subirons tous les conséquences. A l’instigation de Sarkozy, les principaux responsables européens et le gouverneur de la banque européenne se sont retrouvés pour défendre le patronat. Chacun a promis de débourser des milliards d’euros pour renflouer les entreprises en faillite avec l’argent des contribuables.
Tous les sacro-saints principes (l’intervention de l’état, l’utilisation des fonds publics dans l’entreprise privée, la nationalisation de banques, les critères de Maastricht…) auxquels il était hors de question de déroger quand il s’agissait d’empêcher des licenciements ou de développer des emplois, sont battus en brèche et deviennent subitement, par la volonté du gouvernement, des outils de régulation. Les pertes des riches sont épongées par l’argent des pauvres !
Et pendant ce temps là, le budget national prévoit la suppression de plus de 30 000 emplois dans la fonction publique et le bouclier fiscal est maintenu pour les plus riches.
A la PJJ, la réorganisation territoriale continue de supprimer des services (directions régionales et départementales, hébergements, coupes sombres dans l’insertion) et de mutualiser des postes en laissant des personnels dans l’angoisse de leur devenir immédiat.
Le budget de la PJJ, qui n’a pas encore été présenté en détail au moment où ces lignes sont écrites, baisse de 2,7 % en 2009 alors que celui du ministère augmente légèrement de 2,6 %. Et seuls 7 centres fermés sont prévus en ouverture pour l’année prochaine. L’administration pénitentiaire verra, elle, une création de plus de 100 postes. L’enfermement et le sécuritaire sont toujours à l’ordre du jour.
Pour parachever l’ouvrage de destruction de la justice des mineurs, les conclusions de la commission Varinard sont attendues pour début novembre.
Mais, d’ores et déjà, l’administration centrale reprend en main la formation à l’occasion de l’ouverture de l’école nationale de la PJJ à Roubaix. La note de cadrage étudiée lors du CTPC du 26 septembre met en avant l’éducation contrainte, les activités collectives obligatoires dans tous les services et l’aide à la décision judiciaire. L’ambition d’un véritable service public d’éducation au ministère de la justice est bien loin des politiques actuelles.
Autant de raisons pour continuer à nous battre et rechercher les convergences indispensables.

Roland CECCOTTI-RICCI


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