Le mois de septembre marque le début d’une nouvelle campagne d’adhésions. Beaucoup d’entre nous, des anciens aux jeunes collègues, sommes convaincus de la nécessité de l’engagement syndical. Bien d’autres hésitent à nous rejoindre en s’interrogeant tantôt sur les positionnements du SNPES-PJJ, tantôt sur l’efficacité de l’action syndicale ou encore sur notre identité multi catégorielle. Tous ces questionnements sont légitimes et le SNPES-PJJ ne se présente pas en organisation infaillible.
Le SNPES-PJJ n’est pas l’affaire de quelques responsables syndicaux. C’est en nous regroupant le plus massivement que nous pouvons nous faire entendre et peser sur notre environnement professionnel et social. Le SNPES-PJJ est un outil de réflexion, de revendications et d’actions au bénéfice de toutes et tous. Il a besoin de toutes celles et ceux qui s’y inscrivent.
Aux dernières élections professionnelles à la PJJ, 57 % des personnels ont voté pour le SNPES-PJJ, et par ce vote de confiance ont légitimité ses actions. Cela permet aux élu(e)s du SNPES-PJJ de siéger aux CAP pour toutes les catégories de personnels et pour la défense de chacune et chacun. Ses représentant (e)s sont aussi présents dans tous les départements et régions dans les CTP pour la défense des droits de toutes et tous.
Pour les personnels :
• En défendant les intérêts et les droits de tous les agents (titulaire et contractuel) • En luttant pour des revalorisations statutaires et salariales pour toutes et tous • En améliorant les conditions de travail individuelles et collectives de toutes et tous • En combattant une gestion technocratique et déshumanisée des personnels mis en œuvre par la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) • En revendiquant pour tous les personnels une formation qui intègre les dimensions multi-catégorielles et pluridisciplinaires de nos missions.
Pour les missions :
• En défendant des prises en charges strictement éducatives au civil et au pénal et l’autonomie pédagogique des équipes • En refusant les politiques sécuritaires et d’enfermement et le retour de la PJJ vers la pénitentiaire • En affirmant le droit à l’éducation pour tous les mineurs en difficulté.
Pour le Service Public :
• En défendant un service public d’éducation au ministère de la Justice • En s’opposant à une décentralisation qui pousse l’Etat à se désengager vis-à-vis de ses personnels et de ses missions. • En s’opposant à la réforme de l’Etat pour préserver et développer l’accès de tous à des services publics de qualité
Avec la FSU première fédération de la Fonction Publique :
• En luttant contre la remise en cause des droits fondamentaux : Education, Santé, Retraite, Logement, Pouvoir d’achat, Droits des Femmes, Défense des étrangers, des chômeurs et des exclus.
Rester isolé, c’est rester fragile face à l’Administration qui mise sur cet individualisme pour mieux asseoir son autoritarisme. Nous vous proposons un cadre de débats, d’échanges où chacune, chacun a sa place et où il ne sera jamais question de laisser ses points de vue, ses opinions, ses doutes aux vestiaires. Rien ne nous a jamais été accordé sans que nous ne luttions d’une façon ou d’une autre dans un cadre syndical fort et rassembleur.