COMMUNIQUÉ : L’EPM “LA VALENTINE” DE MARSEILLE
NE RESPECTE PLUS LE DROIT DES ENFANTS !

 

Le SNPES-PJJ/FSU s’inquiète d’une situation extrêmement grave et délétère au sein de l’EPM de Marseille (13) “la valentine” depuis plus d’un mois. En lien avec l’OIP et les parlementaires qui ont effectué la visite de ce lieu de privatif de liberté, nous dénonçons des conditions indignes qui ne respectent ni les droits des enfants, ni les droits humains.

Les symptômes visibles de mal être se démultiplient et accroissent les risques de passages à l’acte suicidaires déjà élevés « en temps normal » pour les enfants et adolescent.es incarcéré.es (Alice Simon, enquête sur les effets de la détention en
2023 : les enfants détenus représentent 86% des mineur.es qui se suicident à la PJJ).

A l’origine de cette situation, le viol présumé d’un adolescent en cour de promenade impliquant un surveillant pénitentiaire qui sera mis en retrait de ses fonctions. S’ensuit la multiplication des arrêts maladies au sein de l’administration pénitentiaire qui conduit la direction de l’établissement à supprimer toutes les interactions sociales des
enfants et adolescents incarcérés. 23h sur 24h, les enfants sont maintenus en détention. Seule 1 heure de promenade leur est accordée par jour. Leurs soins médicaux sont assurés à minima et ceux nécessitant une intervention hospitalière sont dangereusement reportés.

Cette situation a également des incidences importantes pour les professionnel.les de la PJJ du SEEPM (service de la PJJ au sein de l’EPM) qui subissent ces restrictions dans leur travail et voient leur activité rendue impossible par les contraintes imposées par l’administration pénitentiaire.

Les premiers constats font état d’une dégradation massive de la santé physique et mentale des enfants. Cette situation crée de la fébrilité, du stress et des tensions. En effet, ces derniers mois, les 54 mineurs incarcérés (groupe exclusivement masculin) ont été confinés, exclus de scolarité et d’activités socio-éducatives, en raison d’un service minimum de « sécurité ».

Cette situation atteint son paroxysme aujourd’hui mais les inquiétudes datent déjà de plusieurs années . Depuis 5 ans, les professionnel.les de la PJJ du SEEPM ne peuvent organiser certaines actions collectives avec les jeunes et se voient donc annuler les activités prévues depuis l’été 2023. Les entretiens éducatifs parloirs des enfants sont refusés faute d’avoir un personnel pénitentiaire suffisant pour en garantir la tenue……….