Déclaration liminaire du CSA/PJJ de repli du 8 janvier 2026

Pas de restructuration à marche forcée sans concertation avec les personnels

Monsieur le président,

Le SNPES-PJJ/FSU a boycotté le précédent CSA, n’ayant pas assez d’éléments ni de garanties suffisantes concernant les projets qui nous sont soumis à savoir :

1) le calendrier de transformation des Centres Fermés en Unités Judiciaires à Priorité Educative (UJPE)
2) repenser le Milieu Ouvert : calendrier de renforcement des effectifs

Les autres points de débats lors de ce CSA seront le bilan formation 2024 et le rapport social unique 2024. Aussi volumineux et intéressants que soient les documents, les enjeux de la restructuration qui nous attend prend cependant le dessus aujourd’hui, tant ils auront des conséquences pour les missions de la PJJ.

A ce jour, aucun élément tangible et concret ne nous est apporté en vue d’un dialogue constructif, c’est sans doute pourquoi d’autres instances sont déjà programmées. Si nous faisons le choix de siéger aujourd’hui, c’est pour renouveler nos exigences en les argumentant et pour faire entendre la parole des professionnel.les. Ainsi que nous l’avons écrit dans notre plan d’urgence, il est impératif d’améliorer l’accompagnement éducatif des enfants, des adolescent.es et de leur famille et d’augmenter les moyens humains tant dans les structures d’hébergement qu’en milieu ouvert.

Nous continuerons d’exiger le transfert de tous les moyens dédiés à l’enfermement des enfants et des adolescent.es, que ce soient ceux des centres fermés mais également ceux des SEEPM, vers les structures éducatives. Sur chaque territoire, le minimum d’un foyer éducatif et de services de milieu ouvert renforcés et à proximité des familles s’impose. Enfin, la question des normes est incontournable, car sans leur baisse partout pour un accompagnement éducatif de qualité, tous les projets resteront lettre morte. Pour garantir l’efficacité d’une politique il faut injecter des financements publics conséquents. Or l’éducation et l’accompagnement des enfants les plus fragiles relève d’une volonté politique forte et ambitieuse.

S’agissant de cette restructuration, au-delà des éclaircissements contenus dans la « Foire aux Questions », notre organisation syndicale attend des réponses sur :

  • La politique de recrutement des infirmier.ères dans le cadre de la restructuration en UJPE ;
  • Les dispositions prises par l’administration pour garantir que les professeur.es techniques et les infirmie.ères recruté.es
    dans les UJPE bénéficient d’un espace de travail dédié ;
  • La place et le rôle prévus pour les professeur.es techniques dans ces nouvelles structures ;
  • Le désenclavement des CEF futures UJPE construits loin des centres

 

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