Dans la continuité de nos précédents travaux, le 1er juillet 2026 s’est tenue la deuxième multilatérale concernant la NBI entre les organisations représentatives de la PJJ, dont le SNPES-PJJ/FSU et l’administration centrale.
Dans un premier temps, nous avons eu confirmation que le projet NBI-Justice tel qu’il est prévu par la direction ne bougerait pas : 2.028 emplois pourront en bénéficier en incluant les adjoint.es administratif.ves à notre demande. Cela concerne toutes les fonctions travaillant dans les EPE/CEF futures UJPE, les CER et UEHDR.
Concernant la NBI Ville, la situation se corse lourdement au détriment des droits des personnels.
L’administration veut imposer un nouveau texte qui supprimerait les critères actuels (la fin de la reconnaissance des Contrats Locaux de Sécurité – CLS) pour les remplacer par une usine à gaz mathématique, basée sur le calcul d’un ratio entre le nombre d’habitants en Quartier Prioritaire (QPV) et la population totale du secteur de l’unité. Conséquence de ce calcul hors-sol : si votre secteur géographique est vaste, la proportion de QPV sera diluée et le service perdra la NBI, peu importe le public réellement accompagné. Pour tenter de compenser les aberrations de son propre calcul, la DPJJ prévoit un second critère : repêcher les grandes agglomérations possédant au moins deux UEMO sur leur territoire (soit environ 60 structures).
Au final, un système illisible et injuste. Malgré les demandes de l’ensemble des organisations présentes, l’administration a été incapable de nous communiquer le nombre total d’emplois qui pourraient réellement bénéficier de cette « réforme ».
Exclusions, inégalités, injustices : c’est ça l’élan à la PJJ ?


