Pour l’égalité réelle à la PJJ,

Toutes et tous mobilisé·es le 8 mars 2024!

 

 

Le SNPES-PJJ/FSU porte le combat du féminisme, notamment de l’égalité réelle entre les Femmes et les Hommes à la PJJ depuis les années 70. Ce combat historique mérite mieux qu’une publicité institutionnelle ou partisane, c’est pourquoi nous appelons à l’intersyndicale la plus large pour porter ce combat essentiel.

Aussi, le SNPES-PJJ/FSU appelle dans la continuité de sa fédération à se mobiliser par la grève et la manifestation le 8 mars 2024. Malgré les effets d’annonces gouvernementales consistant à faire de la cause des femmes la grande cause du quinquennat, les inégalités persistent dans la société comme dans le travail : la Protection Judiciaire de la jeunesse n’est pas en reste et les métiers majoritairement féminisés qui la composent témoignent de cette relégation sociale.

 

Les femmes sont majoritaires dans la quasi-totalité des corps de la protection judiciaire de la jeunesse et principalement dans les filières administrative et socio-éducative. La PJJ c’est 3 371 hommes pour 5591 femmes sur un total de 8 962 : soit 62,38% de femmes tous corps confondus.

Jadis au même niveau que les grilles des professeur.es des écoles, les grilles indiciaires de la filière socio-éducative à la PJJ comptent parmi les plus faibles de la catégorie A. Ce manque d’ambition du gouvernement concernant les métiers féminisés est également saillant en ce qui concerne la filière administrative. En effet, les adjointes administratives, majoritaires à la PJJ voient leur indice de pied de corps augmenté par la hausse du SMIC sans que cette hausse ne soit répercutée concernant leurs grilles indiciaires. Aussi, leurs 10 premières années d’exercice ne leur valent qu’une vingtaine d’euros d’augmentation. Dans le même temps, leurs tâches n’ont cessé d’évoluer et légitimeraient largement un plan de requalification en catégorie B plus ambitieux que celui actuellement opéré.

Notons que la mise en place d’une prime en remplacement du Ségur est une mesure favorable mais bien en deçà des attentes légitimes et d’une reconnaissance digne des adjointes administratives dans le processus d’accompagnement éducatif.

Le SNPES-PJJ/FSU portera la défense de l’obtention du Ségur pour les Adjointes administratives des services auprès du Conseil d’État. (Nous revendiquons toujours le CTI pour tous et toutes.)

Néanmoins, la question financière de la filière administrative ne saurait passer uniquement par les primes ou le CTI et nécessite une revalorisation des grilles indiciaires. Pour cela, le SNPES-PJJ/FSU contactera le 8 mars le ministère de la justice, la ministre déléguée à l’égalité femme/homme et le ministre de la fonction publique, pour solliciter une revalorisation de l’ensemble des grilles indiciaires de cette filière indispensable au bon fonctionnement des services.  Adjointes ou secrétaires ont été trop longtemps oubliées, à l’heure où le gouvernement prétend que l’égalité femmes/hommes est une grande cause du quinquennat !

 

 

Au sein de la PJJ, les femmes sont majoritaires dans la quasi-totalité des corps. Et malgré les grands discours, les écarts de salaires demeurent :