mardi 24 novembre 2020

Défendons le service public d’éducation à la PJJ !

Tract d’appel à la grève et à la mobilisation


En cette période d’état d’urgence, le gouvernement poursuit sa politique de restriction des espaces de liberté et poursuit sa casse du service public.
La loi « transformation de la fonction publique » continue d’être déployée inexorablement, portant atteinte au statut des fonctionnaires et à leurs conditions de travail. Dernier exemple : le 20 novembre, deux nouveaux décrets sont publiés, l’un sur la CAP par catégorie et non plus par corps et l’autre sur la fin des CHSCT remplacés par une instance unique. Comme nous le dénoncions, ce système est extrêmement arbitraire et généralise la mise en concurrence des personnels. Les versements cacophoniques du Complément Indemnitaire Annuel depuis 2019 et des primes « COVID-19 » l’ont une nouvelle fois confirmée !
Le SNPES-PJJ/FSU et la CGT PJJ réaffirment que le service public permet de maintenir les missions essentielles auprès de la population, que ce soit en matière de santé, d’éducation ou de protection des personnes les plus en difficultés. Pour toutes ces raisons, il faut stopper ces différentes réformes du gouvernement !
Il en est de même pour le Code de Justice Pénale des Mineurs qui sera présenté le 1er décembre à l’Assemblée Nationale pour une mise en œuvre fixée au 31 mars 2021. Depuis l’annonce de ce projet, la CGT PJJ et le SNPES-PJJ/FSU, au sein du Collectif Justice des Enfants, dénoncent une modification profonde des missions éducatives de la PJJ qui confond célérité et efficacité, en privilégiant le contrôle et la probation.
Les missions de milieu ouvert seront recentrées sur le contrôle des décisions judiciaires. Le placement verra banaliser la notion d’enfermement : du CJ avec obligation de respecter le placement au bracelet électronique en passant par la construction de 20 nouveaux CEF, seule l’idée de contrainte et le contrôle des décisions judiciaires sont présentes. L’insertion devient obligatoire avec un rôle « occupationnel » au détriment des objectifs d’insertion sociale et de remobilisation. Nous dénonçons le vocabulaire employé de « mise à l’épreuve », de « relèvement éducatif et moral », « reclassement du mineur » qui renvoie à une seule vision comportementaliste de la prise en charge au détriment de la clinique éducative développée par les professionnel.le.s de la P.J.J. Nous exprimons donc notre opposition à une Mesure Educative Judiciaire qui réduit le suivi éducatif à une fonction de contrôle d’interdictions et d’obligations judiciaires. Enfin, nous nous opposons à la place prépondérante donnée au Parquet dans le CJPM, entre autre dans le choix entre jugement en cabinet ou au tribunal pour enfants
Rappelons que le Code de Justice Pénale des Mineurs a été mis à l’ordre du jour du Comité Technique Central de la PJJ, le 18 novembre et du Comité technique ministériel du 19 décembre 2020 avant même la consultation de la représentation parlementaire sur la partie législative. La très grande majorité des organisations syndicales représentant du personnel, la FSU, la CGT, l’UNSA, la CFDT, et C-Justice ont dénoncé cette ineptie calendaire et ce déni de démocratie.
Le SNPES-PJJ/FSU et la CGT PJJ appellent toutes et tous les professionnel.le.s de la PJJ à se mettre en grève et à se mobiliser le 1er décembre 2020, date à laquelle le projet du CJPM doit être présenté aux parlementaires, pour se faire entendre et réaffirmer la place de l’éducatif dans la Justice des Enfants.
Nous appelons les professionnel.le.s à construire partout dans un cadre unitaire le plus large possible, des actions rendant visibles leur opposition à ce CJPM et à défendre une justice éducative, protectrice, humaniste et émancipatrice.

Le 1er décembre n’est que le début d’une lutte qui doit se poursuivre avec toutes et tous les partenaires du travail social, le 3 décembre. Unissons nos forces sur les territoires pour lutter contre la destruction du Service Public d’Éducation à la PJJ par la grève et/ou les mobilisations à compter du 1 décembre et dans les semaines à venir !
Un préavis de grève d’un mois renouvelable a été déposé en ce sens à compter du premier décembre 2020.

Paris, le 24 novembre 2020

Ouvrir le documenthttp://snpespjj.fsu.fr/IMG/pdf/appe...


Articles les plus récents

vendredi 27 novembre 2020

RIFSEEP des éducateur.trice.s quand la DPJJ se prend (encore) les pieds dans le tapis !

Depuis la parution de la liste des candidat.e.s admis.e.s au grade d’éducateur.trice.s principal.e.s et à quelques jours de la tenue de la CAP 2019 d’avancement, les personnels s’interrogent sur les conséquences de ce changement de grade sur leur régime indemnitaire.
En effet, le RIFSEEP prévoit (...)

vendredi 27 novembre 2020

Appel du colloque FSU des psychologues des 26 et 27 novembre 2020

La pandémie qui s’est répandue depuis mars dernier a mis en lumière l’importance des services publics mais aussi leur état actuel, fruit de politiques passées visant à les affaiblir et à les dénigrer. La situation de l’hôpital public est emblématique. Les modes de management qui s’y pratiquent, « agiles » (...)

jeudi 26 novembre 2020

SNPES-PJJ/FSU Grand Nord : Passage devant l’Assemblée Nationale du Code de la Justice Pénale des Mineur.e.s Tout.e.s Mobilisé.e.s le 1 er décembre 2020 Contre la liquidation de la PJJ

Le mardi 1er décembre 2020 , le gouvernement présentera devant l’Assemblée Nationale son Code de la Justice Pénale des Mineur.e.s. Pour que les député.e.s puissent s’en saisir et débattre de l’avenir de la justice des mineur.e.s ? Certainement pas !
Lire la (...)

jeudi 26 novembre 2020

FSU Justice Déclaration liminaire au Comité Technique Ministériel du 26 novembre 2020

Pour la deuxième fois en quelques mois, la France est placée sous un régime d’état d’urgence sanitaire qui conduit à des mesures privatives ou restrictives de libertés ou de droits, sans que le gouvernement n’en ait tiré les conséquences en matière de santé publique, notamment par l’ouverture d’hôpitaux (...)

mercredi 25 novembre 2020

La FSU engagée contre les violences faites aux femmes

Engagé-es contre les violences faites aux femmes
Ce livret traduit l’engagement concret de la FSU pour en finir avec les violences faites aux femmes.
S’il s’agit aujourd’hui d’un sujet majeur pour la société, nous le devons aux combats des féministes qui ont fait avancer cette cause d’abord en nommant (...)

Contact

SNPESPJJ
54, Rue de l’Arbre Sec
75001 Paris
☎ : 01 42 60 11 49
Fax : 01 40 20 91 62
snpes.pjj.fsu@wanadoo.fr

Agenda

<<

2020

 

<<

Novembre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
2627282930311
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30123456
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois