jeudi 24 novembre 2016

Boycott du CT Central du 24 novembre 2016 par les représentants du SNPES-PJJ/FSU Déclaration pré liminaire

Déclaration préliminaire, CTC du 24 Novembre 2016

Aujourd’hui les personnels de la PJJ sont en grève pour de meilleures conditions de travail et de prise en charge des jeunes.
Depuis votre arrivée à la direction de la PJJ, nous avons eu de cesse de vous alerter sur la dégradation des conditions de travail. Syndicat majoritaire à la PJJ, notre parole n’a jamais été entendue sur cette question.
Le calendrier du dialogue social s’est décliné en fonction des urgences de l’administration.
Lors de la présentation de la note sur les conditions de travail en hébergement, que nous avons jugé largement insuffisante, nous vous demandions expressément d’abroger le cahier des charges et de préconiser d’autres modalités de fonctionnement. Aujourd’hui, un an plus tard, la situation est toujours la même pour les personnels. Nous exigeons l’ouverture de réelles discussions afin d’obtenir le doublement de tous les services dans les lieux de placement (de jour comme de nuit), l’interdiction de l’alternance jour/nuit sur la semaine et des temps de récupérations suffisants basés sur les préconisations de la médecine de prévention, la limitation du nombre d’accueils immédiats, la réduction du collectif de jeunes accueilli-es, la réaffirmation du rôle de l’équipe dans les admissions et dans l’organisation pédagogique.
Alors que l’insertion est sortie exsangue du rouleau compresseur de la RGPP, nous dénonçons le manque d’ambition et de rupture avec les politiques précédentes pour le secteur de l’insertion. Nous avons fait face à une administration sourde aux revendications des personnels et incapable de produire une perspective pour ce secteur au prétexte de prendre le temps d’expertiser par un diagnostique partagé et un audit dont un questionnaire qui n’est que partiellement arrivé à destination des personnels. Après toutes ces démarches, les seules décisions marquantes de cette direction auront été une note généraliste qui omet volontairement d’évoquer les moyens favorisant l’insertion à la PJJ et la fin officielle du recrutement des professeur-es techniques. Selon la DPJJ, les PT ne seraient plus indispensables à la construction d’une pédagogie adaptée aux problématiques des jeunes pris-es en charge par la PJJ, par ailleurs exclu-es massivement des dispositifs de droit commun. Nous dénonçons cette décision qui risque d’entrainer la dévitalisation du secteur de l’insertion. En cohérence, nous revendiquons l’ouverture d’UEAJ, la reprise du recrutement des professeur-es technique, le recrutement de psychologues dans les UEAJ ainsi que la valorisation des projets à l’initiative des professionnel-les.
En ce qui concerne le milieu ouvert, une amélioration des conditions de travail passe obligatoirement par une révision des normes. La pluridisicplinarité est mise à mal dans de nombreuses unités. La comptabilisation des MJIE par fratrie et non par enfant pour les psychologues a pour conséquence une charge de travail trop lourde et une remise en cause de l’individualisation des prises en charge. Les psychologues et les ASS sont cantonné-es aux MJIEs. Les ASS interviennent parfois sans éducateur-trice dans les MJIE, mesures pénales, permanences... cela constitue des remises en cause de leur spécificité. Pourtant, leur intervention doivent être complémentaire à celle des éducateur-trices et non à leur place. A terme, cette logique pourrait justifier la disparition de ce corps à la PJJ. Pourtant, la notion de milieu ouvert « socle », les préconisations « d’adaptabilité » aux besoins des jeunes et de « souplesse » en fonction des situations (milieu ouvert renforcé, placement à domicile...) nécessitent des moyens en conséquence. Actuellement un certain nombre de personnels s’épuisent à tenir des exigences que l’institution ne leur demandent même plus. Ils-elles sont destinataires d’injonctions paradoxales qui entraînent de la culpabilisation et de l’usure professionnelle. C’est pourquoi, le SNPES-PJJ/FSU revendique 20 jeunes en file active pour les éducateur-trices, la baisse de la norme annuelle en MJIE à 34 par an et comptabilisation par jeune et non par fratrie pour les psychologues. Pour les Assistant-es de Service Social, 12 enfants ou adolescent-es suivi-es dans le cadre d’une MJIE (quelque soit la comptabilisation en propre ou en mesure associée). Le reste du temps de travail consacré à l’intervention en soutien dans les autres mesures et au partenariat.
De plus, nous réclamons pour les Adjoint-es Administratif-ives la reconnaissance statutaire à la hauteur des nouvelles tâches qui leurs sont imposées et du niveau de responsabilité qui en découle ainsi que la création d’un poste de secrétaire administratif-ive par service. Pour les adjoint-es techniques, une affectation au plus près des unités et la création d’un débouché de catégorie B. Pour les Rues, la mise en place d’une grille indiciaire fonctionnelle première étape d’une intégration dans le corps des directeur-trices.
La note sur les conditions de travail en milieu ouvert est reportée pour la 4ème fois. La seule justification est le renversement de la charge de la responsabilité : les organisations syndicales, dont le SNPES-PJJ/FSU en seraient responsables. Il est de plus en plus difficile de participer au dialogue social, la DPJJ ne tenant absolument pas compte des remarques des représentant-es des personnels dûment élu-es et légitimement représentatif-ves

Aujourd’hui, nous ne siégerons pas à ce CTC.
http://snpespjj.fsu.fr/IMG/pdf/prel...


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